Plongée dans les années 70 🤿

L’accessoire ultime d’un été réussi, d’après nous, reste évidemment le maillot de bain ! Retour sur deux modèles de la Maison, datant des années 1970 : 

© Archives Renoma 

Happy Andy Day !

Andy Warhol est né un 6 août ! En 1982, il se rend en Chine continentale pour la première et unique fois de sa vie, paré à toute aventure grâce à son blouson multipoches Renoma.

Il est invité avec quelques proches à Hong-Kong par Alfred Siu, un jeune industriel qui avait commandé des portraits du Prince Charles et de Lady Di pour I Club, une grande discothèque qu’il ouvrait sur l’île. À leur arrivée, Siu surprit ses hôtes en leur annonçant qu’il avait pu leur organiser un voyage VIP pour visiter Pékin, la Cité interdite et la Grande Muraille.

Christopher Makos, Andy With Chinese Couple, Great Wall, 1982. Courtesy of Makos Archive, New York.

Renoma et le sport : L’histoire équestre au Champ de Mars 🐎

En 1992, la Maison Renoma s’associe au Grand Prix du Masters de Paris pour décerner le Prix Renoma : récompense du concours de saut international qui se déroule face à la Tour Eiffel.

Aujourd’hui encore le grand rassemblement équestre manifeste le lien inaliénable entre l’équitation et le Champ de Mars : le Longines Paris Eiffel Jumping souhaite remettre le cheval au coeur de la vie des Parisiens, des hommes, pour les reconnecter avec la nature.

« Reggae-Paris, 1998 » de Jacques Villeglé pour l’exposition « Transgressions » de Maurice Renoma (2006).

Sur un blazer Renoma, un lambeau d’affiches lacérées aux couleurs vives du groupe de musiciens Reggae Denn Bro en 1998.

Renoma a eu la chance de partager cette aventure artistique avec Jacques Villeglé, artiste français majeur qui a su développer, dès 1949, une oeuvre foisonnante et d’une étonnante richesse.

Précurseur de l’art urbain, ravisseur d’affiches et membre fondateur du collectif des Nouveaux Réalistes, l’artiste s’exprime à travers l’usage presque exclusif d’un matériau unique – l’affiche lacérée.

Jean-Pierre Marielle « mitraille sec » en Renoma 😉

Le saviez-vous ?
Outre la mythique robe de chambre violette satinée, la Maison Renoma a habillé l’ensemble du film « … Comme la Lune ».

On retrouve lors de cette scène d’emplettes deauvilloises un blouson en cuir de la collection Patchwork (1970) et une casquette à pompon inspirée des schoolboys anglais et très prisée, au milieu des années 70, des jeunes parisiens.

Jean-Pierre Marielle et sa garde-robe Renoma, « … Comme la Lune », Joël Seria (1977), DR.

Le mythique blazer Renoma exposé à l’Institut Français de la Mode ✊

Le 20 mai, la Maison Renoma participe à une exposition autour du vêtement contre-culturel français entre 1960 et 1990, organisée par l’Institut Français de la Mode dans ses nouveaux locaux.

Le mythique blazer Renoma ne pouvait pas manquer dans la liste des objets exposés, témoin du mouvement « minets » et d’une époque à laquelle la mode était une façon de réagir, de comprendre et signifier le monde.

Il a été retravaillé et transformé : Maurice Renoma, adepte de l’hybridation, a apposé sur la matière textile d’autres matières, et son œil de photographe.

🙏 @adriankammarti

Sortir le défilé des salons

Dans les années 70, Maurice et Michel Renoma inaugurent le premier défilé de la marque avec une collection P/E entièrement réalisée en lin (ce qui pour l’époque est révolutionnaire, le lin étant utilisé uniquement en décoration d’intérieur ou en literie) ainsi qu’une collection androgyne pour femme avec tailleur et pantalon.

Plus subversif encore, le lin est choisi froissé et choque tellement le public qu’une partie quitte le défilé outré qu’un coup de repassage n’ait pas été passé en backstage.